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Mesure de détection et test hors ligne d'AnonymFiles : la méthode et les résultats

Sur un corpus fictif de 40 documents de cabinets, AnonymFiles a masqué 99 % des informations attendues, en texte comme dans les vrais formats : Word, PDF, scans, e-mails et tableurs. Voici la méthode, les ratés qui restent, et la façon de vérifier vous-même que rien ne sort de l'ordinateur.

Publié le · 8 min de lecture

Les résultats en bref

Ces chiffres décrivent un corpus fictif, pas vos dossiers. Ils servent à vérifier le moteur et à suivre ses évolutions ; ils ne remplacent pas la relecture de chaque pièce.

La méthode de mesure

Le corpus compte quarante documents fictifs en français, écrits comme ceux des sept métiers auxquels s'adresse AnonymFiles : conclusions, assignation, jugement, promesse de vente, acte de donation, lettre de mission, procès-verbal d'assemblée, export de paie, procès-verbal de constat, signification, rapport de mandataire, liste de créanciers, projet de brevet, contrat, accord de confidentialité, e-mails. Toutes les personnes, sociétés, adresses, coordonnées et numéros y sont inventés. Le corpus contient des pièges volontaires : homonymes, noms dans des tableaux, noms en majuscules, sociétés désignées par leur forme juridique, dates de naissance à côté de dates de textes de loi, numéros SIREN et de sécurité sociale.

Pour chaque document, une liste fixe deux choses :

Quarante-cinq autres éléments (montants, numéros de rôle, références cadastrales, immatriculations) relèvent du masquage à la main lors de la relecture : ils ne sont pas comptés. Une partie des documents est ensuite déclinée en Word, PDF texte, PDF scanné, e-mail et tableur, puis préparée par le circuit complet de l'application, extraction et OCR compris. Une information est comptée trouvée si sa valeur n'apparaît plus, mot entier, dans la copie caviardée ; un terme à conserver est compté en erreur s'il a disparu. Le corpus, les réponses attendues et les scripts sont publiés avec le code : la mesure se rejoue à l'identique.

Résultats par type d'information

TypeAttenduesTrouvéesRappel
Personnes16015899 %
Organisations5757100 %
Adresses7171100 %
E-mails2121100 %
Téléphones2121100 %
IBAN1010100 %
Dates privées1414100 %
Identifiants (SIREN, sécurité sociale…)1212100 %
Total36636499 %

Résultats par format de fichier

Mêmes documents, préparés dans leur format réel par l'application. Pour les scans, une information que l'OCR ne lit pas exactement (accent perdu, lettre confondue) est comptée « non lue » et reste à vérifier à la relecture.

FormatFichiersAttenduesTrouvéesRappelTermes masqués par erreur
Word (.docx)55757100 %1
E-mail (.eml)3313097 %0
PDF texte54848100 %0
PDF scanné (OCR)540 (1 non lue)40100 %0
Tableur (.xlsx)22222100 %1

Sur un PDF à interligne serré, une zone caviardée n'efface plus les mots de la ligne voisine : le défaut, repéré par ce corpus, est corrigé (sur une page scannée, l'effacement des pixels couvre toujours toute la hauteur des mots).

Ce que cette mesure ne dit pas

D'où la règle de l'application : chaque pièce s'affiche côte à côte avec son original, et rien n'est exporté sans validation. La mesure est refaite à chaque changement de modèle ou de règle de détection.

Ce que l'application fait sur le réseau

Voici, d'après le code de l'application, tout ce qui touche au réseau :

ÉlémentSur MacSur Windows
Contenu des documentsJamais envoyéJamais envoyé
Modèles de détection et fichiers de l'OCRInclus dans l'application : aucune connexionTéléchargés une seule fois, au premier traitement, à une révision fixée, empreinte SHA-256 vérifiée
LicenceClé signée vérifiée sur l'ordinateur, sans compte ni appel réseauIdem
Télémétrie, statistiques, mises à jour automatiquesAucuneAucune
InterfaceToute requête web de la fenêtre est bloquéeIdem
Pont local pour les agents IAAdresse 127.0.0.1 de l'ordinateur, protégée par un jetonIdem

Le pont local 127.0.0.1 n'est pas internet

L'adresse 127.0.0.1 désigne l'ordinateur lui-même : une connexion vers elle ne quitte jamais la machine. AnonymFiles y ouvre un petit service, sur un port choisi au hasard et protégé par un jeton secret, que seuls les agents IA installés sur le même ordinateur (Claude Code, Codex…) peuvent appeler pour lire les copies caviardées et validées, jamais les originaux. Un pare-feu ou un outil de surveillance peut afficher cette adresse : c'est normal, rien ne part vers l'extérieur.

Le détail est sur la page sécurité et périmètre réseau.

Vérifier vous-même le hors-ligne

Sur Mac

  1. Coupez le Wi-Fi (et débranchez le câble réseau) dès l'installation, avant le premier lancement.
  2. Traitez un dossier de test : détection, relecture, export. Tout fonctionne, modèles compris : ils sont inclus dans l'application.
  3. Pour une preuve plus fine, installez un pare-feu sortant : LuLu, gratuit et open source, ou Little Snitch. Il affiche chaque tentative de connexion vers internet, application par application. Seules des connexions vers 127.0.0.1 peuvent apparaître, celles du pont local.
  4. Sans rien installer, le Moniteur d'activité (onglet « Réseau ») indique les octets envoyés et reçus par chaque processus.

Sur Windows, à la sortie de la version Windows

  1. Laissez le premier traitement télécharger les modèles publics : c'est la seule connexion prévue, sans texte de document.
  2. Bloquez ensuite l'application dans le Pare-feu Windows Defender, ou coupez le réseau : le traitement continue.
  3. Pour observer, le Moniteur de ressources (onglet « Réseau ») liste les processus qui communiquent, et la commande netstat -b, dans une invite de commandes lancée en administrateur, affiche leurs connexions.

Et sur le fichier exporté

Ouvrez un PDF exporté, sélectionnez tout le texte et collez-le dans un éditeur : le texte masqué n'y est plus, il a été supprimé et non recouvert. Les six contrôles à faire sur n'importe quel PDF caviardé sont dans notre guide pour vérifier qu'un PDF est vraiment anonymisé.

Questions fréquentes

Quel est le taux de détection d'AnonymFiles ?

Sur un corpus fictif de 40 documents de cabinets français (366 informations attendues), relevé le 14 octobre 2026 avec le moteur réel et le réseau désactivé, AnonymFiles a masqué 364 informations, soit 99 %. Sur les vrais formats, le rappel va de 97 % (e-mails) à 100 % (Word, PDF, scans et tableurs). En détection légère, activée sur les ordinateurs de 8 Go ou moins, il est de 98 %. C'est un indicateur sur un corpus fictif, pas une garantie sur vos dossiers.

Cette mesure garantit-elle qu'aucun nom ne passera ?

Non. Elle porte sur 40 documents écrits pour l'occasion, pas sur des dossiers réels, et six informations sur 366 lui échappent encore : des organisations sans forme juridique (« Clinique du Parc ») et des noms de famille seuls dans un en-tête ou un objet d'e-mail. Aucune détection automatique n'est parfaite : chaque pièce se relit côte à côte avec son original, et rien n'est exporté sans validation.

Comment vérifier qu'AnonymFiles fonctionne hors ligne ?

Sur Mac, coupez le Wi-Fi dès l'installation puis traitez un dossier : tout fonctionne, modèles compris. Pour aller plus loin, un pare-feu sortant comme LuLu (gratuit) ou Little Snitch affiche toute tentative de connexion vers internet. Sur Windows, laissez le premier traitement télécharger les modèles publics, puis bloquez l'application dans le pare-feu : le traitement continue.

Pourquoi un pare-feu peut-il signaler une adresse 127.0.0.1 ?

127.0.0.1 désigne l'ordinateur lui-même, pas internet. AnonymFiles ouvre sur cette adresse un pont local, protégé par un jeton, que seuls les agents IA installés sur le même ordinateur peuvent appeler pour lire les copies caviardées validées. Rien ne transite par le réseau.

Que télécharge AnonymFiles sur Windows ?

Une seule fois, au premier traitement : les deux modèles publics de détection, à une révision fixée, et les fichiers de langue français et anglais de l'OCR Tesseract. Chaque fichier est vérifié par son empreinte SHA-256. Aucun texte de document ne figure dans ces requêtes. Sur Mac, tout est inclus dans l'application.

Peut-on rejouer la mesure ?

Oui. Le corpus fictif, la liste des informations attendues et le script qui génère les versions Word, PDF, scans, e-mails et tableurs sont publiés avec le code ; la mesure se rejoue avec le script de benchmark sur les modèles locaux, en mode complet ou léger. Elle est refaite à chaque changement de modèle ou de règle.